
INITIO
Partez à la découverte des bases de la foi catholique
La Bible
1er module - Séance 3
Le Nouveau Testament
Vidéo : à voir et à revoir !
Réflexion personnelle
Pour commencer
Munissez-vous d'une Bible ainsi que de quoi noter vos réflexions.
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Trouvez dans la Bible le Nouveau Testament et chercher le passage en Mt 5, 1-11 à propos des 8 Béatitudes
Poursuivons...
Les Béatitudes contiennent la « carte d’identité » du chrétien parce qu’elles dessinent le visage de Jésus lui-même, son style de vie. […] Avant tout, il est important de voir comment a eu lieu la proclamation de ce message : Jésus, voyant les foules qui le suivent, monte sur la pente douce qui entoure le lac de Galilée, se met à s’asseoir et, s’adressant à ses disciples, annonce les Béatitudes. Le message s’adresse donc aux disciples, mais à l’horizon, il y a les foules, c’est-à-dire toute l’humanité. C’est un message pour toute l’humanité. En outre, la « montagne » renvoie au Sinaï, où Dieu donna à Moïse les Commandements. Jésus commence à enseigner une nouvelle loi : être pauvres, être doux, être miséricordieux… Ces « nouveaux commandements » sont bien plus que des normes. En effet, Jésus n’impose rien, mais il dévoile la voie du bonheur – sa voie – répétant huit fois le mot « heureux ».
Chaque Béatitude se compose de trois parties. D’abord, il y a toujours le mot « heureux » ; puis vient la situation dans laquelle se trouvent ceux qui sont heureux : la pauvreté de cœur, l’affliction, la faim et la soif de justice, etc. ; enfin, il y a le motif de la béatitude, introduit par la conjonction « car » : « Heureux ceux-ci car…, heureux ceux-là car… ». […] Faisons attention à cet aspect : le motif de la béatitude n’est pas la situation actuelle mais la nouvelle condition que les bienheureux reçoivent de Dieu comme un don : « car le Royaume des cieux est à eux », « car ils seront consolés », etc. Dans le troisième élément, qui est précisément le motif du bonheur, Jésus emploie souvent un futur à la forme passive : « ils seront consolés », « ils recevront la terre en héritage », « ils seront rassasiés », « ils obtiendront miséricorde »...
Mais que signifie le mot « heureux » ? Pourquoi chacune des huit Béatitudes commence-t-elle par le mot « heureux » ? Le terme originel n’indique pas quelqu’un qui a l’estomac plein ou qui a une vie facile, mais c’est une personne qui est dans une condition de grâce, qui progresse dans la grâce de Dieu et qui progresse dans la voie de Dieu : la patience, la pauvreté, le service des autres, la consolation… Ceux qui progressent dans ces domaines sont heureux et seront bienheureux. Pour se donner à nous, Dieu choisit souvent des chemins impensables, peut-être ceux de nos limites, de nos larmes, de nos échecs. […]
« La voie du bonheur » catéchèse du pape François, 29 janvier 2020
Quelques questions pour réfléchir, en ayant votre Bible dans les mains.
Notez bien vos réponses avant de regarder celle qui est suggérée !

Pour terminer
Prenez quelques minutes en silence pour vous mettre en présence de Dieu.
Puis dites la prière de saint François d’Assise :
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant
à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.
Quiz : ai-je bien compris ?

Pour aller plus loin
1. Trouver dans la Première Lettre de saint Paul aux Corinthiens (le Nouveau Testament) le passage sur l’hymne à la Charité (1 Cor 13, 1-8.13) et le lisez-le à voix haute.
2. Réfléchissez et répondez aux questions suivantes :
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Dans cette description saint Paul livre sa compréhension de la charité.
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Quels sont les éléments qui vous semblent faciles à accepter et à mettre en œuvre ?
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Quels sont les éléments que vous peinez à vivre et ceux qui sont difficiles à comprendre ?
3. Lisez la méditation du pape François sur l’hymne à la charité :
Dans tout le texte, on voit que Paul veut insister sur le fait que l’amour n’est pas seulement un sentiment, mais qu’il doit se comprendre dans le sens du verbe « aimer » en hébreu : c’est « faire le bien ».
Amabilité (ne fait rien d’inconvenant)
Aimer c’est aussi être aimable, et là, l’expression asxemonéi prend sens. Elle veut indiquer que l’amour n’œuvre pas avec rudesse, il n’agit pas de manière discourtoise, il n’est pas dur dans les relations. Ses manières, ses mots, ses gestes sont agréables et non pas rugueux ni rigides. Il déteste faire souffrir lesautres. La courtoisie « est une école de délicatesse et de gratuité » qui exige « qu’on cultive son esprit et ses sens, qu’on apprenne à sentir, qu’on parle, qu’on se taise à certains moments ». Être aimable n’est pas un style que le chrétien peut choisir ou rejeter : cela fait partie des exigences indispensables de l’amour ; par conséquent « l'homme est tenu à rendre agréables ses relations avec les autres ». Chaque jour « entrer dans la vie de l’autre, même quand il fait partie de notre vie, demande la délicatesse d’une attitude qui n’est pas envahissante, qui renouvelle la confiance et le respect […]. L’amour, plus il est intime et profond, exige encore davantage le respect de la liberté, et la capacité d’attendre que l’autre ouvre la porte de son cœur ». […]Celui qui aime est capable de dire des mots d’encouragement qui réconfortent, qui fortifient, qui consolent, qui stimulent. Considérons, par exemple, certaines paroles que Jésus a dites à des personnes : « Aie confiance, mon enfant ! » (Mt 9, 2), « Grande est ta foi. » (Mt 15, 28), « Soyez sans crainte ! » (Mt 14, 27).
Le pardon (n’entretient pas de rancune)
Si nous permettons aux mauvais sentiments de pénétrer nos entrailles, nous donnons lieu à cette rancœur qui vieillit dans le cœur. La phrase « logizetai to kakón » signifie « prend en compte le mal », « en prend note », c’est-à-dire être rancunier. Le contraire, c’est le pardon, un pardon qui se fonde sur une attitude positive, qui essaye de comprendre la faiblesse d’autrui et cherche à trouver des excuses à l’autre personne, comme Jésus qui a dit : « Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu'ils font » (Lc 23, 34) […]Quand on a été offensé ou déçu, le pardon est possible et souhaitable, mais personne ne dit qu’il est facile. La vérité est que « seul un grand esprit de sacrifice permet de sauvegarder et de perfectionner la communion familiale. Elle exige en effet une ouverture généreuse et prompte de tous et de chacun à la compréhension, à la tolérance, au pardon, à la réconciliation. Aucune famille n'ignore combien l'égoïsme, les dissensions, les tensions, les conflits font violence à la communion familiale et peuvent même parfois l'anéantir : c'est là que trouvent leur origine les multiples et diverses formes de division dans la vie familiale».
L’amour excuse tout
La liste est complétée par quatre expressions qui parlent d’une totalité : « tout » ; excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. Ainsi est mis en évidence avec force le dynamisme propre à la contre-culture de l’amour, capable de faire face à tout ce qui peut le menacer. En premier lieu, il est dit que l’amour « excuse tout » (panta stégei). Cela est différent de « ne tient pas compte du mal », parce que ce terme a un rapport avec l’usage de la langue ; il peut signifier « garder le silence » sur le mal qu’il peut y avoir dans une autre personne. Cela implique de limiter le jugement, contenir le penchant à lancer une condamnation dure et implacable : « ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés » (Lc 6, 37). Bien que cela aille à l’encontre de notre usage habituel de la langue, la Parole de Dieu nous demande : « Cessez de dire du mal les uns des autres » (Jc 4, 11).
Pape François, exhortation apostolique Amoris Laetitia, n° 94, 99, 100, 105, 106, 111 et 112
4. Réfléchissez et répondez aux questions suivantes :
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Selon le pape François, pourquoi l’amour ne doit-il pas être considéré seulement comme un sentiment, mais comme une action concrète de « faire le bien » ?
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En quoi l’amabilité et la délicatesse dans les paroles, les gestes et le respect de l’autre sont-elles des preuves d’un véritable amour ?
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Pourquoi le pardon est-il essentiel dans les relations humaines, même s’il est difficile à vivre ?
Recueillez vous quelques minutes en silence.
Vous pouvez dire un "Notre Père" et terminer par un signe de croix
À RETENIR...
Le Nouveau Testament est la nouvelle Alliance de Dieu avec les hommes, par Jésus mort et ressuscité.
Nouveau Testament : compte 4 Evangiles (selon Matthieu, Marc, Luc et Jean), les 4 récits de vie de Jésus
Les Actes des Apôtres : récits de 2 apôtres en particulier, Pierre et Paul
Les Lettres des apôtres : sont leurs correspondances (2e lecture à la messe)
Le dernier livre de la Bible : l'Apocalypse, qui parle de la fin des temps